INTERVIEW : Rencontre avec Marie–Brigitte Anty. Dirigeante de l’Eau Vive à Hossegor

Marie-Brigitte Anty, dirigeante de l’EAU VIVE, Hossegor

Propos recueilli par Andréa Marcelli, gérant de Sol Semilla, mai 2021

Pour Sol Semilla l’écologie est aussi sociale : adopter de bonnes relations avec nos producteurs, nos fournisseurs, et nos revendeurs fait partie intégrante d’une construction positive de notre environnement.

Des rencontres se tissent par l’intérêt porté à l’autre et donnent du sens à notre travail au quotidien.

Marie-Brigitte dirige le magasin Bio Eau Vive à Hossegor. Elle partage avec nous sa passion, ses valeurs, son envie de rendre vertueuse sa démarche d’entrepreneuse.  Une très belle rencontre.

Andréa : Le passage au bio dans la vie d’une personne s’apparente à un vrai changement de sensibilité et à un vrai engagement.

Quel est le parcours qui vous a amenée à ce changement ?

Marie-Birgitte Anty : J’ai eu la chance d’avoir eu mes deux grand-mères qui ne soignaient qu’avec des plantes ; sans avoir fait d’études, elles étaient de véritables phytothérapeutes ! Je me souviens encore cueillir avec elles du serpolet ou faire des cataplasmes de moutarde ou de choux. Elles m’ont initiée à cette connaissance. J’ai grandi dans le Gers en mangeant essentiellement des produits de jardin, des volailles de la ferme… C’est grâce à cette éducation que ma connexion à la Nature s’est établie, et mon respect pour elle…

Andréa : … les personnes qui vont ont inspirée, étaient donc du cadre familial

Marie-Birgitte Anty : Absolument. Je suis d’origine italienne et fière de l’être ! J’ai reçu une éducation judéo-chrétienne, soulignant l’importance de la famille, mais aussi  le respect de notre environnement et l’attention donnée à ce que l’on mange.  Nous vivions dans une ferme, nous ne traitions rien, nous respections les saisons.

Je me souviens de ma grande mère maternelle soignant la plus jeune de mes tantes, qui faisait des angines à répétition en lui mettant souvent un foulard rouge autour du cou… Une forme de chromothérapie ! J’ai grandi dans cet environnement et c’était donc pour moi une évidence de continuer à le respecter et le transmettre. Pour mes enfants aussi la Nature a été une grande inspiration. Ma fille Laura gère aujourd’hui une cantine zero déchet et vegan, elle est très engagée à faire sa part à l’instar du petit colibri de la légende amérindienne racontée par Pierre Rahbi.    

Andréa : Avez-vous identifié une évolution du consommateur bio et de ses attentes ? Plus généralement, comment voyez-vous le futur des réseaux spécialisés bio ?

Marie–Brigitte: Aujourd’hui les grandes surfaces s’immiscent de plus en plus dans notre secteur. Il va falloir trouver un moyen de se différencier d’eux avec des labels par exemple comme Nature et Progrès.

En ce qui concerne le consommateur, c’est notre rôle de le guider vers une plus grande conscience de son environnement : respecter au maximum les saisons malgré la pression du business et une demande habituée à avoir tout, tout de suite, serait un bon début.

Andréa : Quels sont vos conseils pour vivre mieux ?

Qu’un aliment puisse être aussi considéré comme un médicament. Hippocrate le disait déjà plus de 400 ans avec Jésus Christ. Pour que l’intérieur reflète l’extérieur on doit le soigner aussi en mangeant bien.

Andréa : S’il fallait choisir un superaliment, ce serait lequel et pourquoi ?

Je pense plus à ce dont nous avons besoin. Nous avons besoin de vitamine D, d’Omega 3, de magnésium et de vitamine C. Ces sont pour moi les quatre piliers. Cerveau et corps. J’utilise beaucoup l’huile de Nigelle, un aliment exceptionnel.  

Marie-Brigitte Anty dans son Magasin l’EAU VIVE – Hossegor

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